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Mercredi 30 mars 2016, cérémonie à la mémoire des dix victimes de l’accident survenu sur le sous-marin nucléaire d’attaque Emeraude

Nous étions réunis ce mercredi 30 mars 2016 au Monument National des Sous-Mariniers, pour nous recueillir à la mémoire des dix victimes du SNA Emeraude, le 30 mars 1994, qui ont trouvé la mort, brûlées par la rupture d’un circuit de vapeur dans le compartiment turbo-alternateur du sous-marin nucléaire d’attaque Emeraude.

mercredi 30 mars 2016 , par Christian LECALARD

Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont le Président Jean-Claude ENAUD ainsi que le Président d’honneur Yves LE PAJOLEC de la section Emeraude de NANTES - SAINT-NAZAIRE.

Présents, également, les porte-drapeau et le Président de l’AMMAC de la SEYNE SUR MER, ainsi que notre porte-drapeau Robert PIANT.

Le président de la section RUBIS Patrick MEULET, a rappelé les circonstances de ce terrible drame survenu alors que le sous-marin Emeraude était en plongée à 190 m.

La gerbe a été déposée par les représentants de la section AGASM Emeraude - NANTES - SAINT-NAZAIRE.

La sonnerie aux morts et la Marseillaise ont clôturé cette cérémonie du souvenir.


Accident du sous-marin EMERAUDE le 30 mars 1994.

CIRCONTANCES :

• Le mercredi 30 mars au matin, le sous-marin EMERAUDE est en entraînement de lutte anti-sous-marine dans le sud des îles d’Hyères avec la frégate Georges LEYGUES et l’aviso Premier Maître L’HER. Deux autres frégates, le CASSARD et le MONTCALM sont également présentes dans la zone.

DEROULEMENT :

• En fin de matinée, l’EMERAUDE est en plongée, à 190 mètres d’immersion. Le commandant utilise un intervalle de temps entre deux phases d’entraînement pour effectuer une inspection de tranche programmée depuis plusieurs semaines pour cette journée du 30 mars 1994.

Conformément aux règlements de la Marine, ces inspections se pratiquent régulièrement à bord des bâtiments ; elles permettent au commandant de visiter tous les locaux une fois par semestre pour s’assurer de leur bon état d’entretien général.

• A 10 h 35, douze personnes se trouvent dans le local turbo-alternateur et l’inspection est en cours. Une entrée d’eau apparait alors soudainement sur le collecteur de réfrigération eau de mer groupe turbo-alternateur. Le chef du groupement énergie, qui est présent, quitte aussitôt le local pour rejoindre au plus vite le poste central de conduite de la propulsion.

• Dans le même temps, comme le prévoient les consignes de sécurité en cas d’entrée d’eau à bord d’un sous-marin en plongée, le personnel de quart au poste central de navigation-opérations et au poste central de conduite de la propulsion exécute les manœuvres d’urgence prescrites.

• Au cours des 100 secondes qu’a durée la remontée du sous-marin vers la surface, la recherche du maximum de puissance pour alimenter les turbines en vapeur s’est traduite par une surpression dans l’un des condenseurs du groupe turbo-alternateur, la rupture de la tape claquante de ce condenseur qui n’était plus réfrigéré, sa déformation, et l’envahissement du compartiment par la vapeur.

• Dix des onze occupants du local périssent alors par asphyxie et brûlures. Le onzième parvient à survivre en se réfugiant dans l’avant du compartiment qu’il réussira à quitter quelques minutes plus tard.

• Une fois le sous-marin revenu en surface, en même temps que les mesures de sauvegarde sont prises, les équipes de sécurité du bord accèdent au compartiment sinistré. L’EMERAUDE demande l’aide et l’assistance médicale des bâtiments alentour. Après constatation des décès, les corps sont transportés par l’hélicoptère à l’hôpital d’instruction des armées Sainte-Anne de TOULON. Une équipe de renfort en personnel est embarquée à bord du sous-marin.

• La chaufferie nucléaire ne s’est jamais trouvée en situation dangereuse et il n’y a eu aucune conséquence radiologique pour le bord, ni pour l’environnement. Les mesures faites à bord du sous-marin dès son retour en surface l’ont montré et ont été confirmées au retour au port.

Les dix victimes :

- Jean-Luc ALVAR Commandant,
- Yves BREVALLE, Premier maître mécanicien,
- Philippe SCHWEITZER, Maître mécanicien,
- Franck JANNIN, Premier-maître mécanicien,
- Laurent THOMINE, Maître navigateur,
- Christophe TIXIER, Premier maître,
- Alain VALLOIRE, Premier maître mécanicien,
- Christian CESSAC, Premier maître,
- Olivier ANTOIS, Lieutenant de vaisseau,
- Jean-Pierre BELFIO, Maître mécanicien.


Reportage photos : Michel BANCHEREAU

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