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La flotte sous marine à TOULON de 1942 à 1945 - Chap 3.

Les opérations de pénétration des sous marins français en Méditerranée et la perte du "PROTEE"

jeudi 4 décembre 2014 , par Christian LECALARD

 

OPERATIONS DE PENETRATIONS DES COTES MEDITERRANEENNES 1942/1944

DATES

SOUS-MARINS

LIEU

Agents débarqués

Agents embarqués

14/12/1942

CASABIANCA

Baie de Chioni (CORSE)

7

 

04/02/1943

CASABIANCA

Baie d’Arone (CORSE)

2

 

05/02/1943

CASABIANCA

Baie d’Arone (CORSE)

4

 

05/03/1943

CASABIANCA

Cap Taillat

 

Annulé

10/03/1943

CASABIANCA

Canelle (BASTIA)

2

5

13/03/1943

CASABIANCA

Cap Taillat

 

Annulé

08/05/1943

MARSOUIN

Cap Camarat

5

5

23/05/1943

CASABIANCA

Barcelone

4

 

03/07/1943

PERLE

Cap Camarat

Annulé

 

02/07/1943

CASABIANCA

Curza (CORSE)

4

 

08/08/1943

ORPHEE

San Stéphano (Anzio)

Annulé

 

29/08/1943

ARETHUSE

Cap Camarat

7

4

30/07/1943

CASABIANCA

Curza (CORSE)

1

 

05/09/1943

CASABIANCA

Cap Ferio

2

1

13/09/1943

CASABIANCA

Ajaccio

109

 

28/09/1943

ARETHUSE

Cap Camarat

5

7

16/10/1943

LA PERLE

Barcelone

1

4

27/10/1943

LA PERLE

Cap Camarat

6

 

20/11/1943

ORPHEE

Barcelone

5

 

06/12/1943

PROTEE

Barcelone

5

 

28/12/1943

ORPHEE

Barcelone

4

1

25/01/1944

ORPHEE

Barcelone

6

3

22/02/1944

ORPHEE

Barcelone

7

2

01/03/1944

ORPHEE

Barcelone

4

 

18/04/1944

SULTANE

Barcelone

4

1

20/04/1944

ARCHIMEDE

Barcelone

6

3

22/05/1944

CASABIANCA

Barcelone

7

2

02/06/1944

ARCHIMEDE

Barcelone

5

2

06/06/1944

SULTANE

Barcelone

 

4

 

Annulation : Cause météo – Présence de l’ennemi – Présence de force anti sous marine

  

LA PERTE DU PROTEE

 

Le 18 décembre 1943 le sous marin Protée commandé par le lieutenant de vaisseau Millé appareille d’ALGER avec 74 hommes à bord, dont trois britanniques, pour une patrouille au sud est de MARSEILLE. Son retour est prévu pour le 31 décembre à ALGER. Le Protée n’a jamais accusé réception d’un message envoyé le 25 décembre, lui demandant de permuter de secteur avec le Casabianca. Il a vraisemblablement disparu aux alentours du 20 décembre.

 

Le 6 avril 1995, le Protée est découvert par le directeur de la COMEX, Henri DELAUSE, qui opère à bord du sous-marin d’exploration REMORA 2000. L’épave gît sur un fond de 125 mètres, sur le plateau des Blauquières, près de la fosse de Cassidaigne, à 20 milles de MARSEILLE. Le sous-marin repose à plat, légèrement incliné. De l’examen il ressort que le Protée a heurté une mine qui n’a endommagé que le kiosque. Tous les panneaux sont fermés. L’épave, est en état de conservation remarquable et contient encore les corps de l’équipage. Elle a été déclarée « sépulture maritime » par la Marine Nationale.

 

74 victimes dont 3 Britanniques

 

Cdt au 19.12.1943 : LV Georges MILLÉ

 

Etat Major : LV Frédéric. VIÉ - I.M Louis LAUBIE - EV René DUBOIS - EV Robert ETIENNE

 

Equipage : GILLET Jean - L’HERMITE Jean-Yves - VARLET Georges - CASE Jean - CUFF Pierre - LE FOLL Noël - LABBE Joseph - BURTEY René - RIOU Albert - CATHOU Roger - VILLALARD Frédéric - CAMENEN Joseph - GUENVER Victor - BRIANT Marcel - AUBERT René - PUJOLS André - JOUANJEAN Olivier - LE GOULM Henri - JAGOT Pierre - MARTIN André - BASSARD René - RAVARD - SEBIRE Pierre - LAGAT Jacques - BARBIER Jean - FORTUNY Michel - KERVAREC Mathieu - BUONO François - BULBER Etienne - NICOLAS Albert - PERON Jean-François - CURTET Gilbert - CECCALDI Pierre - JOUAN Auguste - FAROULT Raphaël - LECLEACH Eugène - GIRAULT Emile - QUILLIEN Joseph - PAPENHOFF Georges - JARDIN Pierre - KERLOCH Raymond - BOUVIER Louis - CHAPUIS René - BLANDAMOUR André - BARRES Georges - LEFEBVRE André - VOILLAT Robert - THEVENARD René - POIROT Séraphin - GUILLOU Ernest - LE DUC Joseph - SEILER Auguste - ROUSSEAU Robert - FRELIN André - BONJEAN André - BAZIN Pierre - LABORIE Maurice - ANDRE Louis - LE CHANTOUX Yves - LAMOTTE André - FAVALI André - MOURET Guy - MAGGIOTTI Paul - BARBREAU Marcel - MAURICE Paul - VIAUD Lucien -

Equipe de liaisons Britanniques : Lt Adrian N. DE WAEL - Acting leading signalman USHERWOOD John - Acting leading - télégraphist COLLIER Dennis -

 

Messages

  • Je m’appelle Jean-Charles GILLET. Mon grand père Jean GILLET faisait partie de l’équipage du PROTEE porté disparu en Décembre 1943.
    Je suis très fier de voir que l’on continue à rendre hommage a ces hommes d’un courage exceptionnel

    Encore merci

    • Bonjour, le parrain de ma grand-mère a péri sur le Protée en 1943. C’était le Second-Maître mécanicien Joseph Camenen. Afin que son nom paraisse sur le cenothaphe des marins disparus en mer morts pour la france à la pointe saint-mathieu (29), je recherche une photo de l’équipage en 1943.
      Si vous avez des infos, vous pouvez me contacter à cette adresse mail :
      malatesta.bruno@sfr.fr

      Merci pour tout !

    • bonjour je viens d acquerir l album photos de joseph camenen son tour du monde a bord du rigault de genoully de 34 a 36 avec documents concernant sa disparition sur le protée

      Voir en ligne : protée

    • Bonjour,

      Je recherche toute personne ayant des renseignements sur Joseph Camenen, second maitre mécanicien disparu à bord du Protée, ainsi que des personnes de sa famille.

      N’hésitez pas à me contacter à cette adresse mail : j.ruvault@gmail.com

      Mercie d’avance

      Cordialement

  • Bonjour,

    Je m’appelle Jean-Yves L’Hermitte et tout comme Jean Gillet, mon grand-père était à bord du Protée, il en était le patron torpilleur et avait 33 ans.

    Merci de perpétuer le souvenir de leur sacrifice ...

    • monsieur

      je suis le gendre du frere de G Mille commandant du protee je cherche toute documentation sur son histoire et voi une maquette

      a vous lire

      a999100@gmail.com
      0680060128
      c bezard

    • Bonjour Jean-Yves,

      Je viens de prendre connaissance de ton message. Je suis assez content de trouver quelqu’un qui a lui aussi perdu un parent proche dans ce naufrage. D’après mon père (décédé aujourd’hui) il y avait peu de marins de l’équipage ayant des enfants donc aujourd’hui il reste peu de descendants vivants. Mon grand père avait 2 enfants et il n’en reste qu’un. Il reste peu de souvenir de mon grand père, une photo en uniforme, et la medaille militaire délivrée à titre posthume.

      Voila n’hésite pas à prendre contact, je te laisse mon email au besoin jeancharles.gillet@gmail.com.

      A bientot peut être.

  • Bonjour,
    Le sous-marin "PROTEE" a été très probablement coulé par une mine à orin.
    Ce qui m’intéresse c’est de savoir dans quelle direction il allait.
    La présence de sujets Britanniques parmi l’équipage démontre bien qu’il y a autre chose lié à la guerre subversive.
    Jean-Louis DELATTRE - Chercheur indépendant - Aix-en-Provence

    • Bonjour,le Sous Marin "PROTEE" était en patrouille aux approches de Marseille.Ce secteur était à l’origine attribué au "CASABIANCA",rappellé entre temps, pour une mission de récupération d’Agents vers Camarat.Le "PROTEE" en provenance des Côtes Espagnoles, avait débarqué des agents et a remplacé le "CASABIANCA" dans le secteur de Cassis. Tout sous- marins Français sous contrôle des Alliés, avaient à leur bord, un officier de liaison,un radio et un Timonier Britanniques

    • Mr Delattre, bonjour.
      Je trouve assez désolant que la Marine Nationale, qui a les moyens de le faire, n’ait pas cherché à pénétrer dans l’épave du Protée, ne serait-ce que pour tâcher d’élucider le mystère de sa perte, ce dans un but purement historique et non morbide.
      Au lieu de cela, ils l’ont déclarée "tombe de guerre", donc on ne touche pas, évacuant ainsi un peu vite le problème. Le devoir de mémoire existe, même pour la Royale.
      De nombreuses autres épaves de sous-marins (en particulier allemands) ont été explorées sans que personne n’émette d’objections.
      En particulier, je crois me souvenir d’une épave dans laquelle le livre de bord a pu être retrouvé et était encore lisible. Dans une autre, un survivant du naufrage a même indiqué aux plongeurs dans quel tiroir de sa cabine on pouvait récupérer sa pipe(!) Ce qui fut fait.
      Il est tout à fait possible que le Protée se soit posé sur le fond et que l’eau ne l’ait envahi que progressivement, laissant peut-être à son malheureux commandant le temps de décrire sa fin s’il en a eu le courage.

    • Bonjour,

      En tant que petit fils d’un des naufragés du Protée (Jean GILLET) je me permet de répondre à votre message.
      Je ne crois pas qu’il faille faire quoique ce soit sur l’épave (fouilles, enquêtes ...) et la decision de la déclarer comme tombe de guerre me satisfait entièrement. Mon père n’a jamais emit l’envie, à ma connaissance, qu’il y soit fait des fouilles. Il etait par contre très fier de son père et ravi lors de la découverte de l’épave. Il s’est rendu, bien sur, à la commémoration organisée lors de sa découverte.
      Il ne faut pas, a mon avis, en faire plus. Rien ne nous empêche aujourd’hui de penser à ces valeureux marins.

      Cordialement.

    • je pense le contraire, le relevage de l’épave, la mise en terre des marins et la présence du protée en un lieu symbolique serait un hommage national.
      De plus les objets personnels pourraient être remis au musée de la marine

  • bonjour a vous je suis l oncle du sous marrinier paul maurice je recherche photos ou docummemment mecanicien a bord je le fais pour mon pere merci a tous

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